[...] la médiatisation de la grippe A-H1N1 s’est inscrite parmi les nouvelles les plus citées au Québec sur une période de 7 jours. Au cours de la dernière semaine, 8,06 % de l’actualité québécoise a porté sur le sujet. [...]
Ajoutons qu’actuellement 80 % du poids médias de la santé au Québec est occupé par la grippe A. Autre particularité du phénomène, l’ensemble des médias à travers le monde traite du dossier dans une perspective locale ou régionale sans accorder vraiment d’intérêt aux mesures et actions prises dans les autres pays.
Évidemment, les médias ont leur rôle à faire… mais en une semaine seulement et être dans le top 15… C’est vraiment de la sur-médiatisation! Que pensez-vous de ce phénomène?
Hier soir, je regardais les nouvelles à TVA. Le réseau avait, en collaboration avec d’autres médias de Québécor, commandé un sondage chez Léger Marketing concernant la grippe A (H1N1). Voici un résumé selon Canoë.ca
À peine un Québécois sur trois affirme avoir l’intention de se faire vacciner contre la grippe A (H1N1), selon un sondage Léger Marketing réalisé au cours des derniers jours pour le compte du Journal de Montréal et de l’Agence Quebecor Média.
Les résultats m’ont fait réfléchir… Il y a 43% qui n’ont pas l’intention de se faire vacciner. Il me semble que depuis 2-3 semaines, le gouvernement du Québec n’arrête pas d’aller dans les médias pour dire qu’il est important de se faire vacciner et voilà le résultat!
Serait-ce le résultat d’une mauvaise communication? Selon le Guide Annuel Média 2010 des éditions Infopresse, le Gouvernement du Québec et le 1er annonceur tous médias confondus en 2008. Il est vrai que l’on voit énormément de campagnes de sensibilisation orchestrées par le gouvernement, mais dans le cas de la grippe A (H1N1), ça ne fonctionne pas…
Selon un analyste de Léger Marketing;
«Il semble que ça va prendre des morts, ironise Mathieu Gagné, analyste chez Léger Marketing. La crainte de la grippe n’a pas encore atteint le Québec.»
Peut-être…
Que pensez-vous que ça va prendre (à part des morts, je parle sur le plan communicationnel/stratégique) pour que les Québécois comprennent l’importance du vaccin? Une campagne choc à la SAAQ? Dur à dire…
Si vous n’êtes pas aller sur Twitter depuis longtemps ou si vous n’y êtes pas du tout, vous ne connaissez sûrement pas la gestion de crise 2.0 de Première Moisson.
L’histoire qui en a dégouté plusieurs : Il y a des souris chez Première Moisson Mont Royal, cette petite boulangerie qui a des établisements un peu partout dans le coin de Montréal et les environs. Un vidéo amateur en ligne sur Youtube montrait 2 souris se promenant librement dans l’établissement Première Moisson du Plateau Mont-Royal !
L’histoire qui en a dégouté plusieurs : Il y a des souris chez Première Moisson Mont Royal, cette petite boulangerie qui a des établisements un peu partout dans le coin de Montréal et les environs. Un vidéo amateur en ligne sur Youtube montrait 2 souris se promenant librement dans l’établissement Première Moisson du Plateau Mont-Royal !
Ce vidéo vu plus de 3000 en date du 13 Octobre vers minuit a suscité une très grande réaction dans la twittosphère, et pour raison !
Maintenant, côté Première Moisson, quels ont été leurs réactions ? Quelques jours plus tard, fermeture de la succursale contaminée.
Première Moisson s’est ouvert un compte Twitter pour l’annoncer et a mis en ligne une vidéo à propos des rénovations!
Marketing Mag en a parlé et voici ce qu’ils avaient à dire de cette “crise”.
Les boulangeries Première Moisson ont répondu au 2.0 par le 2.0, suite à «l’affaire des souris» qui a défrayé la chronique sociale depuis qu’un citoyen a diffusé samedi soir la vidéo de deux rongeurs dans la succursale de l’avenue du Mont-Royal. [...]
«Aussitôt, nous avons pris contact pour fermer la succursale, mais nous avons appris qu’elle était en fait en travaux suite à des infiltrations d’eau dues à des travaux de la Ville. Les souris avaient dû s’introduire à cette occasion.»
Sitôt vu, sitôt corrigé : la succursale a été fermée, jusqu’à la fin des rénovations qui devraient s’étendre toute la semaine. Mais il était trop tard : la machine sociale était déjà en marche.
«Plein de gens se sont mis à mentionner la vidéo dans Twitter et Facebook, puis ça a été repris par un autre vidéaste qui se disait journaliste citoyen. Ça a tourné de plus belle. Des gens ont commencé à élaborer toutes sortes d’explications dans Twitter», poursuit Mme Quirion. [...]
Tout de suite, l’équipe de Kilicom est passée en vitesse 2.0 avec l’aide de Jean-Maurice Breton deCommunicationsBreton et l’aval de Première Moisson.
«Évidemment, nous avons voulu rétablir les faits immédiatement. Nous avons ouvert un compte YouTube, une page Facebook et un fil Twitter où nous avons choisi de diffuser notre propre vidéo d’explications avec beaucoup de transparence puisqu’on avait rien à cacher. C’est malheureux mais les dégâts d’eau sur le Plateau Mont-Royal sont des choses qui arrivent…», explique Mme Quilion.
«À présent, les choses vont mieux, les commentaires ont cessé de s’emballer à notre sujet. Les gens ont commencé à parler de notre propre vidéo, et nous avons réussi à maintenir notre image d’entreprise qui prend les choses en main lorsqu’un incident comme celui-ci arrive. Maintenant, la succursale va se servir de son nouveau compte Twitter pour informer les gens du quartier de la suite des choses», conclut Mme Quilion.
Cet exemple montre un phénomène qui continuera à s’accentuer grâce au web 2.0. Les blogueurs, utilisateurs de Facebook et/ou Twitter n’hésitent pas à dénoncer ou à attaquer des compagnies, gouvernements pour leur inaction ou des “crises” comme celle-ci. J’aime bien la réaction de Première Moisson et je crois qu’elle a été bien coordonnée. Néanmoins, de mon point de vue, il y a 1-2 jours de délai entre la sortie de la vidéo et les 56 tweets et ceux de Première Moisson? Peut-être que je me trompe!
AVIS: Ce billet pourrait choquer certains fervents lecteurs du 24h.
Ça faisait longtemps que je voulais écrire ce billet, mais coïncidence, le journal Métro a publié, hier, les résultats NADBank et je me suis dit qu’il était temps que je le dise! Je suis à Montréal depuis 2005. Dès mon arrivée dans la Grande Ville, je me suis rendu compte du bonheur d’avoir un journal gratuit, chaque matin de la semaine. Ces 2 journaux existent depuis 2003. Vous les connaissez sûrement, le 24h et le Métro.
Si vous prenez le métro fréquemment, le matin, en heure de pointe, vous savez que les “camelots” du 24h “se font geler dehors ou bronzer la couenne” (tout dépendant de la saison) et ceux du Métro, sont au chaud en dedans! (aucun rapport avec la saison )
J’ai lu les 2 journaux et actuellement, je lis tous les jours de la semaine, le journal Métro. Au début, je lisais le 24h pour une seule et unique raison: son format et le fait qu’il ne tachait pas les doigts! Mais depuis 2 ans, aucune différence!
Je n’aime pas le 24h, c’est un journal sans contenu réel et qui est un pur produit de Québecor comme le Journal de Montréal. C’est triste à dire, mais le constat est frappant. Le journal Métro mise sur des articles de qualité et des nouvelles locales et internationales et ne fait pas trop souvent dans le sensationnalisme. Lisez une édition du Métro et une édition du 24h et vous comprendrez! Un titre comme “La drogue entre à pleines portes dans les écoles” est vraiment typique du journal de Montréal et son petit frère 24h. Je n’aime pas le traitement de la nouvelle qui fait trop.. sensationnaliste!
Au moins, avec le temps, le 24h s’est amélioré. Avant, nous avions la page des potins de star en page 2!!! Euh, celle-là, je ne l’ai jamais compris! Malgré son nouveau look, le fond reste le même, selon moi. C’est plate pour le 24h, mais les résultats parlent d’eux-mêmes:
[...] sur l’île de Montréal, Métro compte 461 900 lecteurs par semaine. Ce nombre représente 11 000 lecteurs de plus que le Journal de Montréal et 91 000 lecteurs de plus que notre concurrent gratuit, le 24 heures.
La différence de lecteurs est importante… sûrement à cause du traitement de la nouvelle et du contenu! Et vous, qu’en pensez-vous?
La semaine dernière, je lisais un communiqué de presse publié par Influence Communication. Le contenu était fort intéressant, voici des extraits, pour le texte complet, cliquez ici.
Selon la plus récente analyse d’Influence Communication, le contenu des grands quotidiens provenant de leur propres journalistes est en chute libre depuis le début de l’année. En 7 mois, la place accordée aux agences de presse a augmenté de 43 % à La Presse et de 32 % au Journal de Montréal. Ajoutons que pendant ce temps, le Journal de Montréal a dû remplacer ses journalistes en lock-out ainsi que la contribution de la Presse canadienne.
Considérant le fait que depuis janvier, le contenu du Journal de Montréal a diminué de 29 % et celui de La Presse a chuté de 8 %, on peut parler d’un phénomène croissant d’homogénéisation de l’information. Sachant que 80 % du contenu matinal d’information à la radio et à la télévision provient des journaux, on peut s’interroger sur l’impact qu’aura ce phénomène sur la qualité globale de l’information au Québec.
En janvier, 20,39 % du contenu de La Presse provenait d’agences de presse. La proportion n’a jamais cessé d’augmenter pour grimper à 29,11 % en août. Au Journal de Montréal la proportion est passée de 27,43 % du contenu en janvier pour se placer à 36,23 % en août. Il est étonnant de constater qu’au Canada anglais, nous avons plutôt remarqué le phénomène inverse. Sun Media a diminué la proportion d’articles provenant d’agences de presse.
Globalement pour l’ensemble de l’étude qui s’étend de décembre 2008 à août 2009, 32,58 % du contenu du Journal de Montréal provenait d’agences de presse contre 25,42 % pour La Presse. QMI a occupé 8,19 % du Journal de Montréal. La contribution de QMI est d’ailleurs passée de 3,71 % en janvier à 11,70 % en août. Dans le Journal de Québec elle a aussi augmenté mais dans une mesure beaucoup moindre passant de 0,5 % en janvier à 4,58 % en août. Il est aussi clair que le Journal de Montréal et de Québec octroient une place de plus en plus importante aux agences de presse.
Vous connaissez sûrement le spécialiste en communication et médias/publicité, Luc Dupont. Sinon, je vous invite à consulter son blogue auquel mon article d’aujourd’hui se réfère.
1. Le concept des «Social News» prend de l’ampleur
Les nouvelles ne sont plus signalées par des journalistes mais par du monde ordinaire, ce qui aura pour effet de court-circuiter les canaux traditionnels.
Twitter est un bon exemple de ce changement radical. En décembre 2008, Israël est devenu le premier pays du monde à tenir une conférence de presse durant laquelle le Ministre des affaires extérieures a pris des questions du public posées par l’entremise de Twitter.
En mars 2009, des fans de Twitter annoncent en primeur le tremblement de terre qui frappe San Francisco. Les médias traditionnels rapporteront la nouvelle 10 minutes plus tard. [...]
3. La mobilité domine
Le téléphone devient un GPS, une radio, un téléviseur, un journal, une centrale de jeux, etc.
Conséquence de ce changement : selon Scott Howe, responsable du pôle publicité et édition de Microsoft, la publicité sur les téléphones mobiles devrait connaître son envol dans un délai de deux à trois ans, grâce à de nouvelles applications sur les smartphones et la popularité croissante des réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter.
4. Les sites sociaux dominent
Selon SOM, 1 adulte québécois sur 4 a maintenant un profil Facebook. En d’autres mots, autour d’un million et demi de personnes (1,56 M) font partie de ce réseau social au Québec.
En moyenne, la moitié des membres de facebook au Québec passent au moins 90 minutes par semaine sur le site. Ce sont les 18-24 ans qui passent en moyenne le plus de temps –240 minutes par semaine.
5. Les blogues continuent sur leur lancée
Récemment, eMarketer s’est penché sur la croissance du lectorat des blogues aux États-Unis. La firme estime que d’ici 2013, 58% des internautes liront au moins un blogue mensuellement ; et 17% de gens animeront/alimenteront au moins un blogue.
Je vous invite à lire la suite de l’article. Ses prédictions me semblent justes, on voit de plus en plus d’exemple de la force des réseaux sociaux, de la mobilité et des blogues. Le 2.0, ce n’est pas fini, loin de là! Qu’en pensez-vous?